Je suis enfermée, dans moi même. Cacher ses sentiments, être impassible est une lourde tâche qu'on s'afflige à soi même, soit pour se voiler la face, soit parce qu'on sait que c'est mieux comme ça. Découvrir la solitude, la dépression, la douleur interieure, est très éprouvant pour une jeune adolescente. Certaines y survivent, non sans mal, d'autres non. C'est comme être enfermée dans une cage, avec de méchants oiseaux qui t'esquintent la peau avec les griffes du mal. Puis ensuite vient la raison : que dois je faire ? J'ai envie de tout claquer. Vais je décevoir ceux qui m'aiment ? D'ailleurs, - y a t'il des gens qui m'aiment ? Puis les ami(e)s arrivent. Certains bons, d'autres mauvais. On a vite fait de faire son tri dans le lot des sois disant " amies". Et puis vient la trahison. On se sent plus que seul, rien ne peux y faire, les psy, les parents, il n'y a que les tranquilisants et les anti dépresseurs qui peuvent agir sur le moral, t'emmenant tout doucement dans un profond sommeil de plusieurs heures. On se réveille, rien ne compte. L'ordinateur ? Non. Il peut être source de souffrance. Puis vient ce qui me donne du baume au coeur, lui qui a été si blessé, Pimprenelle. Une petite lapine, tout mignonne, avec son air candide qui réjouit les coeurs. Je l'ai trouvée, elle gigotait de partout, c'est ce qu'il me fallait. Il me fallait de la vie, mais de la vie animale. Une vie humaine peut toujours faire souffrir, et j'ai compris qu'il ne fallait faire à personne. Et comme on me l'a " préscrit " m'aimer, moi même. Comment m'aimer si je donne tout mon être à une personne ? Tu n'as pas le choix, aime toi et tais toi. Devenir narcissique ? Non. J'ai pas besoin qu'on m'aime. Du moins, plus besoin. Je n'ai besoin que d'elle, que de cette lapine pleine de vie venue me sauver.
La solitude et le mal reste en moi, et malgré les efforts, l'enfer noircit ma chair...
Aime moi ou ma passion te brûlera
Je t'aime...